Dans une Australie que les Anglais ont déjà bien colonisée, la sauvagerie et la violence règnent en maître. Entre les frères Burns, hors-la-loi coupables du massacre d’une famille, et les hommes du capitaine Stanley, on ne sait plus lesquels sont les plus à blâmer. Le capitaine demande à l’un des frères Burns, Charlie, apparemment plus raisonnable, de trouver et tuer son frère aîné, Arthur, le plus dangereux, pour sauver son plus jeune frère, gardé en ville en prison jusqu’à son éventuelle mise à mort.
Le film date en fait de 2005 mais la sortie de La Route, du même John Hillcoat, adapté du roman à succès de Cormac McCarthy, l’a amené jusqu’à nos écrans.
Précédé d’une bonne réputation, le film est en effet réalisé avec un style certain. La première scène est très dure et montre un pays en proie aux pires violences, défiguré et baignant dans le sang des divers génocides, meurtres et autres crimes qui semblent être la base de toute opération de « civilisation » suite à une colonisation.
En cela, le film réussit à frapper par ce propos particulièrement dur et âpre.
Il y a une certaine parenté avec L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, surtout pour les personnages des frères Burns, les dynamiques de violence, d’admiration et de toutes sortes de liens du sang et/ou du cœur qui peuvent unir des personnages pour lesquels, sans cela, on n’aurait aucune empathie. Je trouve ce film-ci plus réussi, moins faussement contemplatif, avec un style plus original, plus incisif.
Du côté des interprètes, Guy Pearce est comme d’habitude assez bon, même si un peu trop hébété pendant 90% du film (on attend un déclic, un réveil, pendant trop longtemps). Je trouve en revanche Danny Huston assez insupportable dans le rôle d’Arthur Burns, le frère aîné, le plus coupable (?), qui s’est retiré dans la montagne. Ce personnage de meurtrier qui cite de la poésie et qui est plein de sagesse me rend toujours un peu perplexe, et Danny Huston, pour parfaire le tout, se regarde jouer. Grosse faiblesse du film selon moi. Emily Watson est terrible dans le rôle de la femme du capitaine Stanley, car le rôle est terrible. Difficile d’en dire plus. Quant à Ray Winstone, le capitaine, je le trouve vraiment excellent, autant dans ses moments de cruauté que dans sa recherche désespérée de sérénité, voire de bonheur. Le personnage est très beau.
Il manque un petit quelque chose à ce film, qui est assez long, et qui se regarde un peu trop lui-même, et finit, à cause de cela, par me perdre. Et j’ai raté La Route en salles donc je vais devoir patienter un peu avant d’en dire plus sur John Hillcoat.
Lincoln Six-Echo et Jordan Two-Delta sont deux des habitants d’une colonie souterraine où vivent les derniers survivants d’une catastrophe biologique qui a décimé la Terre. La vie y est très réglementée et cadrée ; seul un événement vient régulièrement éveiller les espoirs : le tirage de la loterie, qui désigne une personne qui aura la chance d’aller sur « l’île », dernier site préservé. Mais, peu à peu perturbé par de petits détails, Lincoln Six-Echo commence à se poser des questions sur cet environnement…
Je ne suis pas vraiment fan de ce que fait Michael Bay, même si j’y trouve une certaine source d’amusement de temps en temps. C’est donc haut-la-main que ce film se classe en première place du classement « Filmographie de M. Bay ».
L’histoire est vieille comme Socrate, dérivé futuriste du mythe de la caverne, mais l’ensemble, sans être révolutionnaire (d’ailleurs jamais il ne prétend l’être), tient plutôt bien la route, et le propos n’est pas désagréable. Je n’en dirai pas plus pour préserver un peu le scénario. L’univers de la colonie a été précisément créé, et est suffisamment décrit (sans trop d’insistance) pour que l’on comprenne vite les enjeux.
Scarlett Johansson est bien entendu charmante, mais surtout, Ewan McGregor apporte une touche de fantaisie vraiment salvatrice dans l’univers très carré-efficace de Bay. Son plaisir de jouer dans toutes sortes de films, toutes sortes de genres, est toujours beau à voir.
Beaucoup plus posé que les autres opus du réalisateur, avec un scénario un peu plus riche à mon goût, et des interprètes inhabituels, The Island est un film que j’ai eu du plaisir à revoir, qui fonctionne bien et qui, sans aller très loin, ne se contente pas d’être un film d’action bête et méchant, avec trente plans par seconde et de l’humour de fond de placard comme seuls ressorts cinématographiques…
Dans un hôpital des années 20, la petite Alexandria s’ennuie, avec son bras cassé. Elle rencontre Roy, cascadeur accidenté, et s’attache à lui, car il sait lui raconter des histoires passionnantes. Mais Roy est un homme brisé, désespéré, prêt à tout pour en finir. Les contes qu’il invente au fur et à mesure pour amadouer la petite se mêlent peu à peu avec la réalité…
Ce film n’est pas sorti au cinéma mais j’ai eu la chance de le découvrir directement en Blu-Ray, ce qui fait tout de même honneur à la somptuosité de l’image.
Tarsem Singh prend un plaisir contagieux à composer ses images, pleines de couleurs, de dynamiques, filmant des structures architecturales très fortes, des paysages incroyables. L’artificialité est là mais dans le sens où la main de l’homme n’agit que pour sublimer l’existant, tout comme la patte du cinéaste n’est là que pour mettre en valeur les objets et personnages qu’il filme.
Ainsi, le film arrive à me happer esthétiquement dès les premières images. Mais ça ne s’arrête pas là, car ce mélange progressif entre conte et réalité est quelque chose qui me plaît beaucoup, et qui est ici mené avec une progression très mesurée. De plus, les interprètes (Catinca Untaru dans le rôle d’Alexandria, et Lee Pace dans le rôle de Roy, que vous avez pu voir dans Pushing Daisies) sont peu, voire pas connus, mais leur expressivité est étonnante et j’ai trouvé le film vraiment bouleversant à diverses reprises, dans cet attachement qu’Alexandria voue à Roy, et la cruauté et l’égoïsme (qu’on ne peut par ailleurs que comprendre) de Roy en retour, et leur détresse infinie.
Un film un peu ovni, non dénué de défauts, mais qui, je trouve, méritait une sortie en salles…
Clémence, avocate, vient de quitter son cabinet pour se lancer à son compte. Pour signer son bail de location et pour éloigner ses amants auprès desquels elle évite de s’engager, elle a besoin d’un mari. Quand Farid, le livreur de piano, arrive chez elle, elle l’embarque malgré lui dans un tissu de mensonges.
Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir fait de la figuration dans le plus mauvais film de l’année. C’est d’ailleurs la seule raison qui m’a poussée à le voir (heureusement grâce au DVD de « presse », ouf) dont la bande-annonce affligeante avait confirmé mes pires craintes.
Jean-François Davy, autrefois réalisateur de films « pour adultes », sait peut-être faire des téléfilms comme on en faisait il y a 20 ans, sans se préoccuper de l’image (d’une laideur sans nom), du son (une scène en particulier, post-synchronisée, choquera même les non-connaisseurs tellement le mixage est fait n’importe comment), et sans se rendre compte que ses incrustations sont dignes de M. Toutlemonde découvrant Paint sous Windows 95.
Je passe sur le scénario, qui, s’il ne vole pas haut, n’est pas forcément pire que la production télévisuelle moyenne. Mais les dialogues sont d’une médiocrité telle qu’on a parfois les oreilles qui bourdonnent.
Côté décors, on fait comme quand on tournait des films entre copains quand on avait 14 ans : on se contente de filmer dans la rue ou chez soi, et on découpe des magazines pour décorer les murs des chambres.
Pourtant, Hélène de Fougerolles et Zinedine Soualem sont deux acteurs pour lesquels j’ai une certaine affection ; tous deux remarqués chez Klapisch, ils n’ont cependant jamais vraiment décollé. En particulier Hélène de Fougerolles, espoir du cinéma il y a 15 ans, et qui n’a malheureusement pas cessé de faire des choix hasardeux et peu inspirés, ou des choix plus solides mais qui n’ont pas remporté le succès escompté (Innocence, de Lucile Hadzihalilovic, ou même Mortel Transfert de Jean-Jacques Beineix).
On a un peu de mal à comprendre ce qui a pu les motiver à signer pour un projet pareil, car même sur le papier, ça sent mauvais, surtout en ce qui concerne les poncifs et lieux communs sur l’intolérance, tellement grossièrement appuyés qu’ils en deviennent presque douteux…
A côté d’eux, on a aussi Mylène Demongeot, et Michel Duchaussoy, qui a l’air mortifié du début à la fin et ne fait presque aucun effort pour jouer convenablement.
En bref, si le fond de l’histoire est déjà pitoyable (quiproquos éculés, humour vaseux, moments d’émotion pathétiques), il n’y a rien ici de foncièrement beaucoup plus mauvais que certaines productions françaises.
En revanche, pour ce qui est de la technique, le manque de professionnalisme est tel qu’on ouvre de grands yeux ronds.
Le film a, soi-disant, coûté 4 millions d’euros… Quand on voit la promotion indécente qui a été faite autour du projet, on se dit que 90% de ce budget ont dû partir dans ces frais publicitaires, ne laissant qu’un minimum vital pour la production elle-même. Mais une promotion de masse ne rattrapera jamais la médiocrité du travail de départ…
En tout cas, on frise l’amateurisme de si près que la sortie en salles est presque scandaleuse.
Fin du 20ème siècle. Une équipe de scientifique explore l’épave du Titanic, à la recherche d’un trésor. Une vieille femme se manifeste : elle serait une des survivantes du naufrage…
Southampton, 1912. Le Titanic, plus grand et plus somptueux paquebot du monde, s’apprête à faire son premier voyage, à travers l’Atlantique. Jack Dawson et son ami Fabrizio gagnent au poker des billets de troisième classe pour le voyage, tandis que la jeune Rose Dewitt Bukater embarque en première en compagnie de sa mère et de son fiancée, desquels elle ne peut se soustraire. Les routes de Jack et de Rose vont se croiser, jusqu’à la nuit fatidique du 14 avril.
On ne présente plus ce film, bien entendu, qui faisait scandale avant sa sortie par son coût de tournage (200 millions de dollars de budget, colossal), et qui a été ensuite connu pour ses records en termes d’entrées et de recettes, ainsi que pour la « Titanicmania » qui s’ensuivit.
Le film est, aujourd’hui encore, le premier du box office mondial, si l’on ne prend pas en compte l’inflation ; en effet, si on réajuste les choses avec l’évolution du dollar, c’est Autant en emporte le vent qui détient toujours son incroyable record. Pour en savoir plus sur le box office américain, vous pouvez visiter ce site ; pour le box-office mondial, un détour sur cette page wikipédia donne quelques classements.
J’étais dans la salle le 7 janvier 1998 en début d’après-midi ; j’attendais un peu le film, curieuse de l’entreprise mais plus ou moins prête à voir une catastrophe (le film, pas celle du bateau). J’en suis ressortie relativement bouleversée, avec cette sensation d’avoir vu quelque chose d’immense. J’y retournerai 4 fois en salle (dont une fois pour la ressortie anniversaire en janvier 99), non par fanatisme extrême, mais parce que j’avais la sensation qu’il fallait profiter des conditions qu’offre une salle de cinéma pour voir ce film-là.
Aujourd’hui, après une revision en DVD (je l’avais déjà revu en VHS plusieurs fois il y a longtemps), je ne peux que confirmer cette sensation, malgré un beau, grand et large écran plasma. Rien ne vaudra jamais les impressions ressenties en salle : le son englobant, venant de toutes parts, depuis les craquements de la coque jusqu’au grondement des machines, en passant par les cris des survivants dans le silence de la mer glacée. La lumière, omniprésente et d’autant plus importante une fois que l’électricité est coupée et que les personnages plongent dans le noir. Cette sensation, enfin, d’être embarquée dans cette salle, comme les personnages sur ce bateau.
Même si je mets une note maximale à ce film, je lui reconnais quelques défauts. Un manichéisme manifeste, tout d’abord, dont je suis consciente, mais qui ne me dérange pas, dans la mesure où les personnages « méchants » (Cal en premier lieu, incarné par Billy Zane, et la mère de Rose, Frances Fisher) sont surtout là en tant qu’archétypes, pour placer les enjeux, pour mieux dessiner en contrepoint Rose et Jack, et pour faire avancer l’intrigue. Quelques scènes techniquement moins élégantes, aussi (déjà à l’époque, je trouvais la scène où Rose s’apprête à se jeter à la mer mal éclairée, et Kate Winslet mal maquillée ; et la buée sortant de la bouche des personnages est toujours aussi visiblement artificielle), quelques détails erronés et/ou anachroniques (les tableaux de Degas, Monet et Picasso) et enfin quelques dialogues un peu plats.
Malgré tout cela, il y a beaucoup de chose que j’adore.
La structure en flashback permet de construire beaucoup de choses. En particulier, l’idée qui est peut-être la plus géniale du film : montrer le naufrage et son déroulement, en images de synthèse, quasiment au tout début du film. On sait d’emblée comment ça va se passer, on sait comment le bateau va se comporter, et comment il va couler en deux temps. Et combien c’est tout le reste que James Cameron veut nous montrer. De plus, une fois l’iceberg touché, on se rappelle de la séquence, on sait ce qui se passe, précisément, et combien tout est inéluctable.
Le personnage de Rose ensuite, interprété par une Kate Winslet que je ne connaissais alors que de nom (elle avait pourtant déjà tourné dans Créatures Célestes de Peter Jackson, Raison et sentiments de Ang Lee, Jude de Michael Winterbottom et Hamlet de Kenneth Branagh) et qui m’avait frappée par son talent, sa sensibilité et son physique un peu en-dehors des canons contemporains (elle y correspond beaucoup plus de nos jours, d’ailleurs…) Elle est le centre de tout, la base du film. « Il m’a sauvée de toutes les façons qu’une personne peut être sauvée ». C’est ça la véritable histoire : la naissance de cette femme – baptisée par la pluie new-yorkaise après son sauvetage. Que Rose soit riche n’est pas le plus important ; l’essentiel est sa condition de prisonnière, et le fait que sa rencontre avec Jack lui permet de se révéler et de se libérer d’elle-même.
Leonardo Di Caprio, qui s’est révélé être non seulement l’idole des jeunes filles et des petites filles, mais aussi un acteur habile, a ici encore quelques coquetteries de jeunesse (qui lui arrive de reproduire encore aujourd’hui quand il est mal dirigé : froncements intempestifs de sourcils, lèvre inférieure mollasse…) et est peut-être un tout petit peu moins bon que sa partenaire, mais il reste excellent, et surtout, l’alchimie entre les deux est vraiment là, comme on a encore pu le voir cette année à l’occasion de leur « réunion » sur Les Noces rebelles.
A côté de cela, il y a quelques personnages secondaires vraiment marquants : Molly Brown (Kathy Bates) bien sûr ; le capitaine (Bernard Hill), son souci discret, puis manifeste, et sa scène finale ; Mr Andrews (Victor Garber – Mr Bristow dans « Alias »), brillant et désespéré, bouleversant dans ses derniers moments, face à la pendule du grand salon ; le fat et lâche Mr Ismay, et sa honte dans le canot de sauvetage ; l’officier Lowe (Ioan Gruffudd), son courage et son intégrité – sa réplique en VF (eh oui, à l’époque je n’avais pas de salle VO accessible) « Y’a-t-il quelqu’un de vivant ? Est-ce que quelqu’un m’entend ? » est encore gravée dans mon esprit ; et puis les musiciens, dont la scène finale est très (trop) lyrique, mais marche toujours sur moi avec la même force, sur grand ou petit écran.
Et puis, beaucoup d’images, magnifiques, composés comme des tableaux : un visage de poupée au fond de l’eau ; le paquebot isolé sur l’océan, en pleine nuit ; les immenses mécanismes en salle des machines ; l’enchaînement de plans montrant des couples et des familles en troisième classe, attendant la mort à leur manière ; la descente aux enfers de Bruce Ismay. Une vraie et belle mise en scène, qui se met totalement au service de son sujet – et non l’inverse.
J’ai surtout parlé de la deuxième partie du film ; mais la première partie, plus calme, plus lumineuse, est évidemment essentielle. Elle peut paraître, sur le papier, hors sujet. Mais tout ce temps passé avec les personnages principaux permet de donner de la chair et de l’émotion à toute la suite ; c’est d’avoir suivi et aimé Jack, Rose et les autres pendant une heure et demie qui nous permet de vraiment prendre la mesure humaine d’une telle tragédie. C’est ça aussi, le grand coup de génie de Cameron : mélanger intimement l’immense et le tout petit.
Ce récit est tellement abouti, riche et efficace, que même certains spectateurs cyniques peuvent aimer Titanic (même si l’histoire d’amour soulèvera toujours de l’écœurement, par nature, et, à mon avis, à tort.)
Pour moi enfin, la dernière réussite du film est dans sa portée mythique. On allait le voir, à l’époque, avec un lieu commun en tête, une histoire que tout le monde connaissait (« On n’ira pas, on connaît la fin », lançaient en masse les plaisantins). James Cameron nous a fait comprendre et ressentir ce que pouvait être réellement ce naufrage.
Et a fait passer le mot Titanic de synonyme d’échec lamentable à celui de succès mondial…
[A noter : en décembre prochain sort le prochain film de James Cameron, Avatar, tourné en 3D, et qui s'avère d'ores et déjà comme le prochain film le plus coûteux de l'histoire.]
C’est LA nouvelle ciné de la journée, et je ne pouvais pas ne pas faire au moins un petit billet à ce sujet : la bande-annonce du tant attendu Time Traveler’s Wife est enfin tombée !
Tant attendu pourquoi ? J’en ai déjà parlé mais autant le répéter :
- Parce que c’est l’adaptation d’un roman très attachant de Audrey Niffenegger (dont le titre français est Le temps n’est rien)
– Parce que c’est une belle histoire d’amour
– Parce que c’est le premier grand rôle potentiel de l’adulée Rachel McAdams.
Bien bien bien. Voilà au moins qui réduit mon attente, puisque d’après cette bande-annonce, cette histoire d’amour profondément tragique semble réduite à une petite idylle parsemée d’ennuis.
Terriblement plat.
Vaguement mièvre.
Quel dommage.
Évidemment, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise, et je le souhaite vivement.
Un ratage serait d’autant plus rageant que Rachel McAdams est parfaite pour ce genre de rôle (cf. son interprétation parfaite dans N’oublie jamais / The Notebook)…
Sortie le 19 août en France. (On lance des paris pour la traduction du titre ?)
Et finalement, si. Je l’attends toujours autant.
Mots-clés: The Time Traveler's Wife, Rachel McAdams, Eric Bana, Robert Schwentke, Audrey Niffenegger, Le temps n'est rien, bande-annonce hd, yahoo, The Notebook, N'oublie jamais
Voici le widget « transmetteur » créé pour la promotion du film Transformers 2 de Michael Bay (sortie en France de 24 juin 2009) !
Malheureusement, je doute que celui-ci, contrairement à celui de Star Trek, me fasse (et donc VOUS fasse) gagner des places… Sa fonction première est de nous tenir au courant des actualités et exclusivités autour du film.
Pour l’instant, on y trouve du contenu promotionnel classique (bande-annonce, photos à agrandir…)
A voir !
[EDIT : j'ai désactivé ce widget en attendant de trouver le moyen de le faire taire !]
Mandy Lane. Belle. Pure et innocente. Une reine lycéenne en attente d’être couronnée. Depuis le début de l’année scolaire, tous les garçons ont cherché à la conquérir. Certains ont même trouvé la mort dans leur quête désespérée de cet ange texan de 16 ans.
C’est ce pitch, ainsi que des avis positifs lus çà et là, qui m’ont donné envie de voir ce film. Je m’attendais à un slasher sur fond de Virgin Suicides, quelque chose de de genre.
Le début tient assez ses promesses, avec l’étrange personnage qu’est Mandy Lane, interprété par Amber Heard, mélange de douceur, de détermination et de flottement.
Par la suite, le récit se transforme en réel film de suspense, on tremble pour Mandy Lane, entraînée de son plein gré (!) dans une sorte de ranch dans un endroit perdu. La tension fonctionne plutôt bien, sans pourtant qu’il n’y ait rien de follement extraordinaire.
La fin du film est forcément ce qu’il y a de plus décevant, malheureusement, et ce qui a achevé de me faire penser que ce film, déjà célèbre malgré sa non-diffusion, est l’objet d’emballements divers et variés (dus, peut-être, au charme texan de la jeune actrice principale ?) qui ne sont peut-être pas si mérités que ça.
All the boys love Mandy Lane est un petit thriller-slasher sans grand génie, malgré une bande originale sympathique et un parfum, parfois, d’adolescence perdue. Un petit goût inhabituel hélas perdu dans le classicisme du récit…
[Le film n'ayant pas encore de distributeur en France, malgré sa diffusion dans divers festivals, je le classe provisoirement sous son année de production, 2006.]
Mots-clés: All the boys love Mandy Lane, Jonathan Levine, Amber Heard, Virgin Suicides
Paru en France sous le titre « Le temps n’est rien », The Time Traveler’s Wife est un roman d’Audrey Niffenegger, qui raconte la vie de Henry, bibliothécaire, qui a une « maladie » bien particulière : il lui arrive, sans pouvoir le contrôler, de voyager dans le temps. Le livre est surtout poignant par la relation que Henry entretient avec Clare, sa future/actuelle femme.
L’adaptation cinématographique est réalisée par Robert Schwentke (auteur du très médiocre Flight Plan, avec Jodie Foster) ; Henry sera interprété par Eric Bana, et Clare par ma chouchoute, Rachel McAdams.
J’adore le roman, j’adore Rachel McAdams, Eric Bana me semble un bon choix… le gros point noir est le réalisateur. J’aurais aimé quelqu’un doté d’une réelle envergure, d’une réelle sensibilité. Le regretté Anthony Minghella, par exemple.
Le film est tourné depuis longtemps maintenant. La date de sortie s’est longtemps fait attendre, ce qui m’a fait craindre le pire.
Il semblerait qu’il y ait eu des problèmes de délai pour des scènes à refaire, parce que Eric Bana avait dû se raser la tête pour son rôle dans Star Trek… (source) [merci Blythe]
Quoiqu’il en soit, la date de sortie US est tombée récemment : le 14 août 2009. Même si aucune date française n’est prévue et même si tous ces ralentissements n’augurent rien de bon, l’attente est à son comble de mon côté.
Il y en a un chaque année, comme ça : un film de qualité que tout le monde va voir et que tout le monde doit aimer.
Je l’ai vu, je l’ai aimé.
Malgré tout, je l’ai aimé sans l’adorer, parce qu’il me manque un petit quelque chose, un peu d’émotion, je ne sais pas. Je trouve le film en fait très froid.
Je trouve le personnage de Gwyneth Paltrow extrêmement touchant, dans sa fragilité et sa bêtise. Je trouve Joaquin Phoenix très bien mais je ne suis pas aussi enthousiaste que la majorité. Vinessa Shaw est parfaite comme toujours.
D’un point de vue personnel, j’ai toujours une part d’identification forte pour un personnage qui se trouve pris entre un amour passionnel et un amour raisonnable ; et comme ma vie n’est pas celle de Leonard, je ne peux pas pousser la comparaison jusqu’au bout. D’un point de vue strict, je trouve la fin d’une tristesse infinie, à cet égard. Le choix de la tiédeur. Mais évidemment, si je raisonne plus clairement, il est évident que celle qu’il laisse partir n’était pas faite pour lui…
A part ça, le film, même s’il me touche moins que ce que j’aimerais, est intelligemment réalisé, avec une douce mélancolie grisâtre. Des grèves, des toits, l’hiver, tout cela est imprégné du même vent froid et impitoyable que les films précédents du réalisateur.
Avec toujours, en fond, cette impossibilité d’atteindre le féminin…