Rachel McAdams revient

Lundi 19 avril 2010

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Rachel McAdams a connu une année très intense en 2005, enchaînant projet sur projet, et exposant sa vie professionnelle très active, ainsi que sa vie privée (avec son petit ami d’alors, rencontré sur le film The NotebookN’oublie jamais, Ryan Gosling) à la une des magazines.

Et puis Rachel est devenue discrète, malgré un petit éclair de surexposition en 2008 lorsqu’elle renoue avec Ryan Gosling, pour quelques brèves semaines. Surtout, elle qui était promise à une ascension fulgurante, s’est mise à faire des choix parfois surprenants, comme The Lucky Ones (sorti directement en vidéo en France), Married Life ou State of Play. Elle y est toujours irréprochable, mais les films étaient de petite ampleur, tout comme ses rôles.
On croyait tenir la perle pour The Time Traveler’s Wife, mais le réalisateur Robert Schwentke n’a pas su vraiment tirer le meilleur du roman et en faire le mélodrame bouleversant que ça aurait pu être.

Les unes des magazines ont été de retour lorsque le Sherlock Holmes de Guy Ritchie a conquis les foules. Il faut dire qu’avec des partenaires masculins aussi populaires et photogéniques que Jude Law et Robert Downey Jr, Rachel a profité un peu du feu des projecteurs, et le succès du film l’a remise au devant de la scène.
Son projet suivant ne fait plaisir qu’à moi (et à quelques autres probablement), parce qu’il réunit deux de mes acteurs fétiches : Rachel McAdams, donc, et Harrison Ford. Le film s’appelle Morning Glory et se passe dans le milieu de la télévision. Il comptera aussi au générique Diane Keaton et Jeff Goldblum (sortie prévue en France le … 3 novembre 2010).

tumblr_l13g73PsS31qb8z6wo1_500.jpgMais ses derniers projets s’enchaînent.
Le premier en date, et probablement le plus gros, c’est le prochain film de Terrence Malick (après Tree of Life, le fameux film-qui-n’est-pas-à-Cannes). Terrence Malick, réalisateur prestigieux, dont la sensibilité et l’esthétisme ne sont plus à prouver, est le genre de personnes avec qui on pouvait rêver que Rachel travaille, et c’est donc prévu (avec aussi Christian Bale, Javier Bardem, Olga Kurylenko). Le film n’a pas de titre pour l’instant.

Ensuite, c’est un peu plus récent et ça me réjouit tout autant : Rachel fera partie du casting du prochain Woody Allen. Ce qui, déjà, en soi, est une excellente nouvelle, puisque j’adore la plus grande partie de sa filmographie. Mais ça l’est encore plus lorsque l’on sait que ce film sera tourné… à Paris cet été ! [Je suis déjà prête à soudoyer quiconque pourra me trouver des infos sur les lieux de tournage] Elle y jouera aux côtés de Owen Wilson, Marion Cotillard (la rumeur veut que Carla Bruni fasse partie de l’aventure, mais sur ce terrain, je n’oserais m’aventurer). Le film n’a pas non plus de titre pour l’instant, comme d’habitude chez l’ami Woody.
EDIT du 25/04/2010 : le film s’intitule désormais Midnight In Paris, et la ville y jouera un rôle primordial puisque l’un des personnages masculins se verra bouleversé dans ses idéaux au contact de la vie parisienne. S’ajoutent au casting Kathy Bates, Michael Sheen.

Enfin, aujourd’hui on apprend que Rachel s’est engagée sur deux projets de films d’épouvante : un remake du film espagnol tumblr_l0y11bsY6x1qzf3g2o1_500.jpgterrifiant mais brillant, L’Orphelinat. L’utilité d’un remake de ce genre est toujours discutable ; le film serait réalisé par Mark Pellington (Arlington Road, La prophétie des ombres). Au-delà de ça, là où certains regrettent que Rachel retourne à des projets dits « de série B », je me réjouis plutôt de ce projet, car le rôle est intéressant, et même si j’ai dû fermer les yeux à certains moments de L’Orphelinat (car c’est le sujet qui me fait le plus peur au monde), je trouve que c’est un excellent film, riche et profond.
L’autre projet du jour, c’est We Have Always Lived In The Castle. Là, c’est au casting que se situe le grand intérêt, puisqu’on y retrouvera, en sœur de Rachel, Saoirse Ronan que j’aime beaucoup (Reviens-moi, The Lovely Bones), et, peut-être, Michael Douglas dans le rôle de leur oncle…

En tout cas, voilà qui change des longues périodes de disette où on n’entendait plus parler de la belle. Il faudra être patient, mais vivement !

Nine (Rob Marshall)

Dimanche 21 février 2010

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Guido Contini, réalisateur renommé, fait face à une panne d’inspiration profonde et se laisse tourmenter par les femmes qui ont marqué sa vie, et, pour certaines, continuent à le perturber.

Le film se veut une sorte de suite à Huit et demi (si, si) et essaie, tant bien que mal, de jouer avec la mise en abyme, avec un montage atypique pour montrer un peu les affres de la création.

Tout cela est relativement raté. On ne peut pas dire que Chicago, autre comédie musicale de Rob Marshall, brillait par sa mise en scène, mais ici, on s’ennuie réellement. Quant aux affres de la création, ça se limite à : 1/ le réalisateur-scénariste ne sait pas quoi écrire 2/ il se rappelle quelques rencontres féminines, essaie de se retirer du monde, n’y arrive pas.

Rob Marshall a convoqué pour cela un casting cinq étoiles, du plus bel effet sur les affiches. Daniel Day-Lewis, le pauvre, se voit affublé de cette image d’Epinal du réalisateur italien tourmenté. Il n’est pas mauvais, mais n’a franchement que peu de grain à moudre. Nicole Kidman ne trouve pas non plus ici d’occasion de prouver qu’elle est redevenue une bonne actrice, dans ce personnage de comédienne qui pourrait être intéressant, mais à peine exploité et, de toutes façons, figé dans ce visage massacré par la chirurgie, qui ne convient plus qu’à des publicités pour des boissons gazeuses. Penelope Cruz hérite de la pire scène musicale du film, mal filmée, mal montée, sur une musique immonde, dans une vulgarité infinie. Son personnage est par ailleurs éculé et agaçant. Kate Hudson elle non plus n’est pas très gâtée, dans le rôle d’une journaliste américaine qui a autant de profondeur qu’un peigne. Sophia Loren est absolument terrifiante (involontairement) dans le rôle de la mère de l’artiste ; Fergie, chanteuse des Black Eyed Peas, a la chance d’avoir tiré un rôle muet, et d’avoir la chorégraphie la plus originale et la mieux conçue. Seules deux actrices sortent du lot : Judi Dench, qui arrive décidément à ajouter son petit grain de sel au moindre de ses rôles (ici, celui d’une couturière bienveillante) ; et Marion Cotillard, dans un rôle plutôt mal fichu (l’épouse délaissée), mais qui réussit à faire poindre un peu d’émotion, et qui nous fait découvrir une bien jolie voix.

On a bien quelques effets de construction intéressants, mélangeant réalité et pensée de Contini, mais ça n’aboutit jamais sur rien. On attend, comme dans Chicago, un climax qui ne vient jamais. Ça n’est que rarement mauvais, mais c’est raté.
On oubliera donc très vite cet échec, qui ne raconte pas grand-chose sur pas grand-chose et qui échoue à mettre en valeur son casting…