Lundi 12 octobre 2009


Po, un panda joufflu et grassouillet, fait des rêves où il est un grand héros de kung fu, auprès de ses idoles, les Cinq Cyclones : maître Tigresse, maître Singe, maître Grue, maître Mante, et maître Vipère. Au réveil, il n’est qu’employé dans le restaurant de soupes tenu par son père. Pendant ce temps, dans le palais de Jade, maître Shifu, qui a entraîné les Cinq Cyclones, apprend que Taï-Lung, son ancien apprenti, maléfique et très puissant, s’est peut-être évadé de sa prison… Il est temps pour maître Oogway, l’ancien, de désigner le guerrier Dragon, celui qui sera seul capable de vaincre Taï-Lung.
Pourquoi de nouveau un avis sur un film dont j’avais déjà parlé à sa sortie ? Eh bien parce que, comme je l’évoquais dans mon top 2008, ce film est devenu un objet de culte dans mon foyer (non non, je n’ai pas d’enfants). Que ce soient des conversations surréalistes sur la vie des Cinq Cyclones, des arrêts sur image sur la position de Singe sur sa chaise lors du repas, des répliques citées plusieurs fois par jour, la BO lancée subrepticement sur un iPhone , le film qui passe en boucle certains jours, et même, oui oui, même de vraies revisions, d’un bout à l’autre.
Eh bien le fait est que le film résiste plutôt bien à ce traitement. Je le connais désormais presque par cœur, mais les scènes me semblent toujours aussi bien ficelées, il n’y a pas un instant d’ennui, tout s’enchaîne vraiment bien. Po est touchant, ce gros animal qui se croit (et que l’on croit) incapable mais qui résiste aux coups les plus durs, protégé par son enthousiasme et son habitude à encaisser.
Le film est plein de petits détails mignons ou marrants, ça fourmille, à chaque seconde. L’étoile de ninja, la queue dans la soupe, les canards qui ploient sous le poids de la litière, les bougies, les manipulations guérisseuses de Shifu, l’acupuncture de Mante, les pêches, la plume du canard qui ouvre la serrure, les biscuits de Singe, la prise Wuxi…
Et comme ce n’est pas parce que c’est un film d’animation qu’il faut le regarder en VF, il est évident que le dynamisme du film est aussi porté par ses interprètes, Jack Black le premier bien sûr, qui prête sa voix au Panda avec un vrai talent, mais aussi Dustin Hoffman (Shifu), Angelina Jolie (Tigresse) ou encore Michael Clarke Duncan et sa voix ténébreuse (le commandant de la prison).
A noter qu’un petit film d’animation en 2D, Kung Fu Panda : Les Secrets des Cinq Cyclones, explore plus profondément les origines des cinq héros secondaires (avec une mention particulière pour les histoires de Tigresse, Singe et Vipère), et surtout, qu’une suite se prépare, pour juin 2011 : Kung Fu Panda : The Kaboom of Doom. C’est Jennifer Yuh, qui avait travaillé sur l’histoire du premier volet, qui en sera la réalisatrice, signant ainsi son premier long métrage.
A la maison, les conjectures sur l’histoire vont bon train. (Po va-t-il tomber amoureux ? Si oui, de qui ? Si de Tigresse, ce serait pourri, mais après tout pourquoi pas, ça dépend de la manière dont c’est amené.)
Vivement 2011…
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Mercredi 5 novembre 2008


Ce film d’animation destiné aux juniors m’a complètement époustouflée par son rythme et par sa qualité générale. Je ne suis pourtant pas fan du travail de Dreamworks dans ce domaine (Aaaaah l’horrible Gang de requins !) mais ici, on est dans un tout autre niveau.
Plaçant son environnement dans un contexte asiatique, le film joue avec cette culture (toutes proportions gardées, bien sûr, c’est bien un film US), et de manière pas trop lourdingue. Esthétiquement, un prologue en traits acérés nous ravive un peu les pupilles, et par la suite, ce sont toutes sortes de scènes d’action qui s’enchaînent, sans que quasiment l’on ait le temps de souffler.
Ajoutons à cela un personnage principal adorable et marrant, des personnages secondaires fascinants (les cinq cyclones, Shifu, Oogway et sa prise magique) et un méchant terrifiant. La scène de l’évasion de Tai Lung de la prison est une scène d’action incroyable. De même pour la scène du pont suspendu.
Tout cela saupoudré d’un humour plutôt délicat (Po et son père…) et d’une tendresse ne versant jamais trop vers le niais, on est là devant un divertissement de haute qualité.
Mercredi 4 janvier 2006


Je n’ai pas réussi à écrire sur le film sur le moment, je n’y arriverai probablement pas non plus maintenant.
Il y a Naomi Watts, il y a Ann Darrow, son chapeau, sa faim, ses yeux, ses robes.
Il y a Adrian Brody, ce personnage tellement étrange, à l’extrême de l’humain.
Il y a Kong, à l’extrême de la bête, jamais humanisé, puissant, indomptable, déchirant, magnifique.
Il y a Jack Black dans cette mise en abyme vertigineuse du cinéaste.
Il y a de la peur, profonde (les insectes, les indigènes, les dinosaures) et des larmes, abondantes.
Il y a des scènes tellement délicates qu’elles font rire et pleurer et trembler en même temps (Ann Darrow et ses pirouettes, Kong qui la fait tomber)
Il y a toute la dernière demi-heure, climax absolument parfaitement mené.
Il y a la liberté générale de la structure et de chaque scène en soi (certaines scènes d’action sont longues, très longues, parfois directement enchaînées sur une autre tout aussi intense, et bien que cela ne soit absolument pas canonique, ça fonctionne pourtant parfaitement, par on ne sait quelle magie.)
A voir, et revoir très certainement.
Mercredi 21 septembre 2005


Déjà, il y a le plaisir de retrouver Robert Downey Jr. Juste le voir, un petit peu, juste ça, c’est déjà un grand plaisir.
Ensuite évidemment, s’il trouve un rôle dans lequel il peut s’éclater et nous faire une sorte d’interprétation parfaite de bout en bout, inventive, extrêmement technique mais toujours très naturelle, et en même temps sacrément attachante.
(voilà, vous l’aurez compris, je suis une vendue à Robert Downey Jr)
M’enfin y’a pas que lui… Val Kilmer, toujours excellent ces derniers temps dans les seconds rôles, décidément (voir Alexandre d’Oliver Stone par exemple) ; Michelle Monaghan, ma foi tout à fait charmante et pas gnangnan ; et puis ooooooh surprise, on la voit douze secondes dans un rôle assez furtif mais c’est elle : Angela Lindvall, vu dans CQ, sublime d’entre les sublimes (pas à son top dans le film, ceci dit).
Le reste, c’est du scénario qui va à 100 à l’heure, dans tous les sens, qui s’amuse avec les codes, pas forcément avec une finesse extrême, m’enfin ça donne des scènes hilarantes. Robert Downey Jr y est pour 90% quand même.
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