Bliss (Drew Barrymore)

Lundi 8 mars 2010

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Bliss Cavendar se sent un peu à l’étroit, dans sa petite ville perdue dans le Texas, enfermée entre les cours, son job dans un « diner » de bord de route, et les concours de beauté auxquels sa mère tient tant. Elle découvre par hasard un nouveau monde, celui du roller derby, avec des équipes de filles iconoclastes qui s’affrontent sur une piste de course, chaussées de rollers et animées d’une énergie rageuse dans laquelle Bliss se reconnaît.

Grosse et excellente surprise que ce film, qui est la première réalisation de ma copine, l’actrice Drew Barrymore. Le sujet peut surprendre, voire rebuter : des filles sur des rollers, mouais, quelle drôle d’idée. Avec Ellen Page, prête à nous refaire un Juno version sportive ?

Mais non. Déjà, je trouve qu’Ellen Page est vraiment bien dirigée, et son personnage existe très rapidement, un mélange de timidité, de sagesse, de détermination, de rage, de douceur. Tout ça en même temps, oui oui. Et puis, il a sa très belle relation avec sa meilleure amie, interprétée par Alia Shawkat (surtout connue pour son rôle de Maeby dans la série TV Arrested Development). Il y a une vraie complicité entre les deux, et l’amitié qui les lie est vraiment incarnée et a des accents réellement authentiques, proches de ce qu’est vraiment une amitié entre deux filles vers la fin de l’adolescence. Drew Barrymore, on le sent, a beaucoup de tendresse pour ces deux personnages.

Les parents sont un peu caricaturaux, mais pas tant que ça, parce que rien n’est exagérément appuyé. La mère (Marcia Gay Hayden) est à la fois exigeante, tyrannique, mais elle n’est jamais condamnée. Au contraire, le film se place aussi de son côté, cherche à la comprendre – et y parvient.

Et puis il y a toutes les roller-girls. Kristen Wiig, très drôle et qui a une belle présence ; Zoe Bell, cascadeuse passée aussi comédienne (en particulier dans le bavard Boulevard de la mort de Quentin Tarantino) ; Juliette Lewis, que pourtant j’abhorre d’habitude, et qui ici incarne parfaitement l’ennemie détestable ; et enfin Drew Barrymore elle-même, qui s’est octroyé un rôle très secondaire mais vraiment amusant (elle tombe, se jette de rage sur ses adversaires même en sachant que ça lui vaudra l’exclusion…) Toute cette énergie féminine, tous ces personnages qui pourraient être un peu perdus sans leur passion, sont vraiment bien décrits, et très vite attachants.

Même les scènes d’action, sur les matchs, sont vraiment bien menées, dynamiques, bien montées, lisibles. On se surprend à se passionner pour le déroulement d’un match, alors qu’on ignorait l’existence de ce sport quelques minutes auparavant.

Pour ce qui est de l’intrigue, malgré quelques passages obligés, on évite quand même pas mal de clichés, tels que le happy end miraculeux. S’il y a happy end, il est plus subtil que ça.

Drew Barrymore a su faire de très bons choix, que ce soit niveau casting, niveau bande originale (très bonne sélection de morceaux), et probablement niveau technique, car le film a un rythme soutenu. Surtout, c’est son regard sur cette histoire, sur ses personnages, qui ne se départ jamais de cette tendresse dont j’ai déjà parlé, et qui fait toute la différence.

Qui plus est, c’est un film très agréable à regarder, qui met de bonne humeur et qui arrive à transmettre un peu de son énergie vitale… Une vraie réussite. Bravo Drew !

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Brick (Rian Johnson)

Mercredi 12 août 2009

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Lycéen d’une intelligence hors norme, Brendan Frye est un garçon solitaire qui préfère se tenir à l’écart de ses camarades. Jusqu’au jour où son ex-petite amie, Emily, tente de reprendre contact avec lui, avant de disparaître. Toujours amoureux d’elle, Brendan se met en tête de la retrouver… [source : Allociné]

Encore une fois un synopsis repris d’ailleurs car je serais bien en peine d’écrire un résumé digne de ce nom, ou en tout cas pas dans le temps limité dont je dispose en ce moment pour alimenter ce blog.

Premier film du réalisateur Rian Johnson, Brick pouvait m’intriguer à cause de certains échos de mon entourage, plutôt positifs. Voire très positifs pour certains.

Et puis bon, en quelques secondes, j’ai su que ça ne collerait pas. Rythme volontairement ralenti, musique écrite avec deux doigts, dont on essaie de cacher l’amateurisme par quelques bidouillages, plans tellement composés qu’on a l’impression que l’équipe se congratule derrière la caméra…

Ah ça, pour utiliser l’un des derniers qualificatifs à la mode, c’est « stylé » ce film. Du style et pas grand-chose d’autre. On me parle de jeu avec les codes du film noir, transposés dans un environnement de lycée américain… Bon, peut-être. Plutôt que du jeu, j’y vois une volonté d’appropriation, et beaucoup de prétention.
J’aurais probablement beaucoup mieux aimé si je l’avais découvert à 18 ans, mais là, tout me semble très forcé, très pénible. On joue au film de grands, avec gangsters, sales types, drogues et avortements… Moui.

Lukas Haas (le petit garçon de Witness, qu’on a revu dans beaucoup de choses depuis) joue, je trouve, assez mal son rôle de vilain ; Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin et surtout bientôt 500 jours ensemble) s’en sort plutôt bien mais m’ennuie ; les filles, vues dans des séries (Heroes pour Nora Zehetner, Lost pour Emilie de Ravin) sont inintéressantes au possible, dans des rôles figés.

Je reconnais que pour un premier film, tourné avec un budget plus que minimal, c’est techniquement correct. Mais la particularité et l’originalité réputées de ce film n’ont pas du tout marché sur moi, j’avais hâte que ça finisse…

Bancs publics (Versailles rive droite) (Bruno Podalydès)

Vendredi 17 juillet 2009

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Lucie arrive à son bureau et découvre, accrochée sous une fenêtre de l’immeuble d’en face, une banderole noire avec écrit : « HOMME SEUL ». Est-ce un gag, un cri du cœur, un appel au secours ? Lucie et ses deux collègues s’interrogent et décident de mener leur enquête… A midi, elles pique-niquent à côté, au « SQUARE DES FRANCINE ». Là, les amoureux graves, les solitaires enjoués, joueurs de tous âges, tournent autour du joyeux jet d’eau.
La ronde continue en face, au magasin « BRICO-DREAM » où, sous les conseils plus ou moins compétents d’une équipe de vendeurs en sur-effectif, les clients calculent, échafaudent, tendus, angoissés, ayant peur de repartir avec des étagères trop courtes, des vis trop longues… A la fin du jour, aurons-nous croisé l »‘homme seul » parmi la multitude de ces personnages affairés ? [résumé Allociné]

C’est un film étrangement inégal que voici. Les trois parties sont très (trop ?) distinctement découpées, même si l’on y retrouve certains personnages ; du coup, on a réellement une impression de sketches (ou de gags) qui se suivent, avec une tentative de fil rouge tout autour.

C’est ainsi qu’alternent scènes amusantes, scènes ratés, scènes attachantes, scènes ennuyeuses, scènes poussives, scènes bien vues… avec la liste d’acteurs célèbres à l’affiche, que l’on voit en moyenne quelques minutes ou secondes chacun.

Ce qui est amusant, c’est qu’en parlant avec d’autres spectateurs, il est très fréquent que les scènes que les uns ont aimées ont horripilé les autres, et inversement… Il faut accrocher à l’humour (relativement basique) des frères Podalydès, il faut aimer les acteurs, il faut adhérer au principe de ce film en morceaux… Mais finalement, ça marche, au moins à moitié, grâce à ce regard un peu distant sur ces microcosmes contemporains, se gardant de tomber dans le cynisme,

Je retiens : les cartouches géantes de la machine à café, la technicité extrême et précise du personnage d’Olivier Gourmet ainsi que de son client Pascal Légitimus, le ping-pong entre Nicole Garcia et Vincent Elbaz (ancien professeur / ancien élève), l’inquiétude morbide des parents d’un nouveau-né (Mathieu Amalric et Stéphanie Cléau), et Benoît Poelvoorde en acheteur de patère invasif. Les petites allusions à Tintin (la fusée, la Syldavie) sont toujours d’agréables clins d’œil. On remarque aussi Eric Elmosnino en clochard aviné à l’élocution parfaite, préfigurant peut-être une prestation notable dans le rôle de Serge Gainsbourg, dans le film de Joann Sfar, à venir.

Même si le résultat n’est pas là, ou en tout cas pas assez, l’intention derrière tout cela reste louable et attachante : cette façon de capter de petits détails derrière lesquels se cachent une détresse infinie (à l’image de cette enseigne lumineuse, Brico-Dream, dont le e tombe en panne, pour former Brico-Dram) ; et ce refus de faire un film lisse, facile, trépidant, truculent, crépitant. Une manière de rester proche du réel, avec son côté parfois triste et inégal.

La conclusion est néanmoins plutôt maladroitement amenée et assez peu subtile, et donne une note finale un peu amère.

Mots-clés: Bancs Publics (Versailles Rive Droite), Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Florence Muller, Samir Guesmi, Laure Calamy, Bruno Solo, Olivier Gourmet, Chantal Lauby, Emeline Bayart, Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Ridan, Micheline Dax, Bernard Campan, Julie Depardieu, Pascal Légitimus, Pierre Arditi, Claude Rich, Michel Aumont, Didier Bourdon, Nicole Garcia, Vincent Elbaz, Mathieu Amalric, Stéphanie Cléau, Eric Elmosnino, Serge Gainsbourg, Serge Gainsbourg (vie héroïque), Joann Sfar, Chiara Mastroianni, Emmanuelle Devos, Jean-Noël Brouté, Elie Semoun, Isabelle Candelier, Dominique Parent, Amira Casar, Michael Lonsdale, Catherine Deneuve, Benoît Poelvoorde
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Les Beaux Gosses (Riad Sattouf)

Dimanche 28 juin 2009

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C’est un film hautement sympathique que celui-ci.
J’avais découvert deux BD de Riad Sattouf il y a quelques mois (Retour au collège et La vie secrète des jeunes) et j’avais été assez charmée par ce ton un peu acerbe mais encore tendre envers ses personnages.

Ici, on retrouve ce même mélange.
Il y a bien sûr de la caricature (la mère, interprétée par Noémie Lvovsky, très extrême dans son côté mère dépressive et trop présente) mais aussi pas mal de petits détails bien vus, et puis, aussi, le point de vue des filles, assez délicatement amené, avec l’incompréhension, le dégoût, l’acceptation.

Si j’avais écrit cet avis « à chaud », j’aurais probablement mis une note un peu plus haute ; mais deux semaines plus tard, j’avoue que le film s’est un peu envolé de mon esprit.

Mais reste le plaisir de revoir Irène Jacob (Trois couleurs : Rouge, La Double vie de Véronique…)

Un film sympa et facile d’accès.


Mots-clés: Riad Sattouf, Les beaux gosses, Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Trémolières, Noémie Lvovsky, Irène Jacob,
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Blade Runner (Ridley Scott)

Dimanche 8 mars 2009

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Revision de ce grand classique de la science-fiction à l’occasion de mon séjour à Londres, dans la salle IMAX s’il-vous-plaît (le plus grand écran du pays : 26 mètres sur 20).

Je n’avais vu ce film qu’en VHS ou DVD (il faisait partie des trois premiers DVD que j’ai eus, dans l’édition cartonnée Warner), et je ne l’avais pas regardé depuis bien longtemps. Autant dire que les premières secondes, sur un écran géant, sont absolument saisissantes, cette date (2019), si proche, cette vue de Los Angeles, futuriste par certaines infrastuctures, terriblement présente par son ambiance et son obscurité… Le prologue est tout bonnement magnifique.

En grande fan d’Harrison Ford, je n’ai jamais été complètement emballée par son interprétation dans le film : il y est relativement froid, j’ai l’impression que pas mal d’autres acteurs auraient pu jouer Deckard, et puis, à certains moments, on le sent perdu, ce qui peut parfois coller avec le personnage, mais, à d’autres moments, ça donne surtout l’impression que c’est l’acteur qui ne sait plus ce qu’il a à jouer. Je trouve même que sur certaines scènes (exemple : face à Hauer, à la toute fin) il est carrément mauvais.

Il y a beaucoup de détails que j’adore dans ce film. Sans l’avoir vu depuis des années, certains plans m’ont fait l’effet d’un électrochoc, remontant à ma mémoire comme quelque chose de très vif, c’est assez incroyable. Des plans qui sont comme ancrés en moi quelque part, et que j’avais oubliés, des petits détails (Deckard qui frotte ses baguettes avant de manger ses nouilles, le gros plan sur l’écaille de serpent, le rouge à lèvres de Sean Young, le « volet » chez Tyrell, etc, etc, etc).

J’ai toujours eu un peu de mal avec le personnage de Daryl Hannah, qui est pour moi extrêmement superficiel. Avec le recul, j’ai presque l’impression d’avoir un personnage tiré d’un film de Luc Besson, un personnage prétexte, pour construire un look fantasmé. Dès son arrivée dans le film, j’avoue que je suis moins intéressée.

Quant au fond du film, et à sa fin – il s’agissait ici du tout récent director’s cut de 2007, et d’ailleurs je n’ai jamais vu la première version, avec le happy end – je croyais que tout était plus lisible, plus compréhensible que ça. J’ai vu le film pour la première fois lorsque j’étais adolescente, je suppose que j’avais dû lire quelque chose sur cette fin et qu’après, à la revision, tout m’avait semblé clair. Là, je trouve qu’il est relativement difficile de comprendre réellement la nature de Deckard, tout se fait en léger clins d’œils, en flashs. Je ne me rappelais pas non plus que la fin était si abrupte.

Je ne saurais dire ce que la version de 2007 apporte à la précédente, pour ça il faudrait que je revoie l’autre. Ce qui est sûr, c’est que Blade Runner est un film admirable, qui manque néanmoins, je crois, d’un peu de profondeur et qui s’égare parfois dans des scènes-prétextes assez peu passionnantes. Stylistiquement parlant, c’est magnifique, même si je dois avouer que c’est un univers qui ne me parle que de très très loin.

Burn after reading (Joel & Ethan Coen)

Vendredi 12 décembre 2008

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Un scénario complètement loufoque, des acteurs un brin cabotins, sur le papier ça fait un peu peur.

En fait, effectivement, on est là devant un divertissement comique un peu forcé, mais qui s’assume en tant que tel. Si on rentre un tant soit peu dans la mécanique, ça fonctionne. Avec Frances McDormand en volaille écervelée aux yeux ronds, George Clooney en séducteur romantique dépassé, John Malkovich en vieux déchu, et Brad Pitt en prof de fitness qui positive.

En fait, les meilleurs moments de comédie seront entre les mains de rôles secondaires, David Rasche et J.K. Simmons (patron du Daily Bugle dans les Spider-Man), irrésistibles dans leurs échanges de bureaucrates de la CIA.

Ça ne va pas bien loin mais j’ai beaucoup souri. Oublié bientôt, probablement.

Blindness (Fernando Meirelles)

Mercredi 5 novembre 2008

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J’aime beaucoup le début du film, avec cette découverte progressive de la « maladie », les gens qui deviennent aveugle, le désordre généralisé qui enfle tout à coup, que l’on voit mais que l’on imagine tout autant, car tout n’est pas montré.

La partie centrale, très sombre, a le gros défaut d’être très longue, et par conséquent assez pénible.

Et j’aime à nouveau beaucoup la fin, la ville en proie aux pires travers, l’humanité qui se révèle dans ses pires côtés, mais qui finalement n’a guère d’autre choix, le pathétique tout cela.

Julianne Moore porte le film, presque trop, par rapport à Mark Ruffalo qui se trouve un peu cantonné au rôle de faire-valoir. Mais du coup, leur relation, qui va se transformer en une dépendance trop familière, trop maternelle, est relativement intéressante.

Peut-être une envie de lire le livre, du coup…

Broken English (Zoe R. Cassavetes)

Mercredi 5 novembre 2008

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C’est vraiment un bien joli film, qui évite, je trouve, pas mal d’écueils du « film indé » justement. Je ne trouve ici ni tics ni trucs plaqués. J’y vois beaucoup de sincérité et de sensibilité, et en ce qui concerne le personnage principal, Nora : ça semble assez personnel sans que ce soit complaisant. C’est un peu l’anti-Sarah Marshall.

Je trouve que Parker Posey est super mimi, qu’elle ressemble à Rachel McAdams dans certaines poses ; quant à Melvil Poupaud, il est vraiment parfait en tous points, malgré son anglais amusant. Il y a aussi l’ami Justin Theroux, ce que j’ignorais, et que je trouve parfait lui aussi.

C’est une fille toute seule avec de petites angoisses et de petites histoires. C’est forcément un bout de n’importe quelle fille, je crois. Ça raconte de petites défaites, de grosses blessures, et de plus ou moins petites victoires… C’est vraiment très attachant. Certaines séquences sont quasi vides d’action mais extrêmement touchantes : je pense à la scène du repas avec sa mère – mais bon forcément moi dès que je vois Gena Rowlands je suis émue aux larmes.

Bons baisers de Bruges (Martin McDonagh)

Mercredi 5 novembre 2008

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J’avais très peur du syndrome « film britannique récent avec des tueurs à gages, un humour décapant, des séquences un peu clippées et des héros super stylés ». Je n’aime pas Guy Ritchie.

Ici, c’est en fait tout le contraire (c’est là qu’on s’aperçoit à quel point un film peu être mal vendu).
Bons baisers de Bruges est un film qui prend son temps. Comme ses personnages, coincés dans une chambre d’hôtel, avec rien d’autre à faire qu’attendre. Ce qui naît de cela, c’est le film.

Colin Farrell fait un peu peur au début, surtout quand on sait de quoi il est capable lorsqu’il est mal dirigé. Mais ce côté foufou est en fait parfaitement en adéquation avec son personnage, et ne rend son évolution que plus belle.

Inutile d’en dire beaucoup plus sur ce film complètement à part, habité par des acteurs tous extrêmement bons.

Une chose essentielle à retenir : l’humilité, la simplicité et la sincérité qui transparaissent dans les intentions du réalisateur et dans le traitement qu’il applique à son histoire et à ses personnages. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti ça, espérons que M. McDonagh continuera sur cette lancée.

Braqueurs amateurs (Dean Parisot)

Lundi 3 avril 2006

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