Il était une fois (Kevin Lima)

Lundi 22 février 2010

(L_R)  AMY ADAMS, PATRICK DEMPSEY
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Giselle, une princesse de dessin animé, vit dans la forêt avec ses amis oiseaux, souris, écureuils et rêve du prince charmant. Lorsque celui-ci arrive enfin, et que tout les destine à un avenir heureux de mariage et d’enfants, la mère du prince, vile et cruelle, décide d’éviter de perdre son trône et réserve le pire des sorts à Giselle : elle l’envoie à l’endroit où il n’y a pas de « happily ever after ». C’est à dire à Times Square.

Il aurait fallu me payer pour que j’aille voir ce film à sa sortie ; je me rappelle encore des atroces affiches en 4 par 3 dans le métro, production Disney avec des « vrais acteurs », et puis Patrick Dempsey, pouaaaaaaah.

Mais j’ai découvert récemment que James Marsden, mon vieux copain, jouait dans le film. Je me le suis donc procuré.
Puis, j’ai développé un intérêt subit pour Amy Adams : l’affaire était faite, il fallait que je voie ce film.

Et quelle excellente surprise !
Le début, tout en dessin animé, se moque gentiment des codes des films Disney, sans pour autant verser dans le sarcasme et le cynisme. Les oiseaux fabriquent des robes, les souris parlent, les princes vous demandent en mariage dans la minute.

Par la suite, l’atout numéro un, c’est Amy Adams. Je ne vois absolument personne d’autre dans ce rôle, qu’elle incarne de manière absolument incroyable. Elle s’approprie avec une énergie époustouflante ce corps de princesse Disney, depuis ses grands yeux ronds jusqu’à ses boucles rousses, chaque parcelle de son corps est perpétuellement en jeu, c’est très beau à voir. Le personnage, par ailleurs, est très beau aussi : l’innocence et l’enthousiasme qui se heurte, sans se casser, à des murs incessants ; la manière dont sa spontanéité outre, désarme, perturbe ceux qu’elle rencontre…
Et puis, petit à petit, la présence de ce corps, fait de chair, de désirs, qui change tout, surtout entre la princesse et son prince… Finalement assez osé pour un film Disney, car au fond, le propos est bien là.

James Marsden est lui aussi très enthousiaste dans son interprétation, bien que plus en force que sa partenaire, mais assez amusant ; Patrick Dempsey remplit son rôle de personnage masculin de premier plan ; un autre acteur aurait probablement pu rendre l’histoire encore plus réjouissante et plus crédible. Bon, il y a bien un écureuil animé parfois un peu laid, mais il est sympathique. Et puis… la reine…

Un vrai coup de cœur en tout cas. Parfait film de Noël (oui, je sais, mais ce sera encore valable pour Noël prochain…)

Titre original: Enchanted
Catégories : CINÉMA  - Avis

Walk Hard (Jake Kasdan)

Jeudi 18 février 2010

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Dewey Cox, petit, a été responsable de la mort de son frère. Renié par son père, il trouve refuge, très jeune, dans la musique. Ce film raconte son parcours…

Film parodique produit et scénarisé (entre autres) par Judd Apatow, Walk Hard souffre donc des défauts habituels : trop long, et un peu poussif par-ci par-là (mais je me répète.)

John C. Reilly, qui semble ces derniers temps prendre davantage de plaisir à faire le clown dans des comédies de ce genre, en profite pour s’amuser, sans vraiment beaucoup de finesse, mais bon, ça convient au genre.

Ce qui est drôle à voir, ce sont les pastiches de clichés habituels des « biopics » (films biographiques) américains : la construction en flashback, le père haineux avec sa phrase-leitmotiv, l’enfant forcément surdoué, la chute inévitable dans la drogue, etc, etc. J’adore en particulier plusieurs scènes de chant, où Dewey Cox et ses amis jouent un morceau complètement anodin, et la mise en scène, par les réactions démesurées de la foule, nous fait comprendre à quel point leur musique est censée être incroyable. Ce petit ton de moquerie perpétuelle est assez plaisant.

A côté de cela, puisque la carrière de Dewey Cox traverse les décennies (et encore une fois, assez drôle de voir John C. Reilly interpréter le rôle dès que le personnage a…. 12 ans…), il y a un vrai « travail » sur la musique. Les chansons sont des pastiches de groupes ou de styles musicaux (je ne voudrais pas gâcher les surprises) et sont plutôt bien vues.
Et quelques guest stars dans le rôle de… guest stars (Elvis Presley, les Beatles…)

Un peu stupide, mais amusant.

Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo (Jon Hurwitz & Hayden Schlossberg)

Mardi 22 décembre 2009

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Harold est décidé à rejoindre Maria à Amsterdam. Kumar se décide, bien  entendu, à l’accompagner, mais de multiples méprises vont les entraîner à être pris pour des terroristes…

Après le premier volet des aventures de nos deux amis (voir mon avis ici), qui avait été plutôt une bonne surprise, je partais donc cette fois avec un a priori plutôt positif.

Mal m’en a pris, car ce deuxième épisode est aussi lourdingue que le premier était sympathique. Le montage de gags les uns après les autres se fait cette fois encore  plus sentir, et passe mal. D’autant plus mal lorsqu’on frôle la nullité totale (la rencontre avec G.W. Bush, par exemple).

Le film surfe sur la vague de succès du premier opus et ne passe son temps qu’à caresser son public majoritaire (masculin, vingtaine d’année, étudiant, hétéro…) dans le sens du poil, et on se retrouve avec des scènes d’une démagogie assez terrible.

Les personnages, qui étaient vaguement attachants, sont devenus des stéréotypes un peu tristes et des prétextes aux pires péripéties.

En bref, vraiment dispensable…

Harry Potter et l’Ordre du Phénix (David Yates)

Dimanche 26 juillet 2009

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Comme tous les étés, Harry est coincé à Privet Drive. Cet après-midi là, dans le square, Harry se dispute avec son cousin Dudley, quand deux Détraqueurs font leur apparition, et attaquent les deux garçons. Harry réussit à produire les Patronus qui les sauveront, mais cet exercice de la magie hors de Poudlard lui vaut d’être soumis à une audience disciplinaire au Ministère de la Magie… Peu après, il découvre que personne ne les croit, lui et Dumbledore, au sujet du retour en force de Voldemort, et que le ministre cherche à étouffer leur parole.

Le voilà, le film le plus raté de la saga selon moi. C’est dommage, car le livre est pourtant loin d’être le moins bon. David Yates fait un travail honorable, mais sans éclat. Le début du film est relativement bien réussi, mais peine rapidement, encore une fois peut-être par trop de matière à condenser, car le tome 5 de J.K. Rowling est un gros morceau.

Beaucoup de choses sont bien faites, mais n’ont jamais la moitié de l’impact que la lecture peut produire ; en outre, pour un non lecteur, le film est difficile à suivre (je me rappelle de ma première vision à la sortie, où j’avais trouvé l’ensemble d’un ennui sans nom). En effet, les événements importants sont retranscrits, mais on n’en comprend les réels enjeux que si on les connaît – j’exagère, bien sûr, mais c’est un peu l’idée.

Au rayon des suppressions regrettables du livre au film : l’évolution de Petunia Dursley ; le flou qui règne autour de la généalogie de Sirius Black (de qui est-il fils, frère, tout cela est mal amené) ; tout ce qui concerne les elfes de maison (même si c’est trop dilué dans les livres), et Kreattur en particulier ; les petits copains de Ginny ; l’hôpital Sainte-Mangouste et ce qui s’y passe.

Comme d’habitude, tout passe trop vite. On voit que Dumbledore évite Harry, on voit une ou deux leçons d’occlumancie, et c’est tout, tout est résolu en un clin d’œil (alors que c’est le creuset de toute la suite). Les tortures de Dolorès Ombrage, alors qu’elles étaient si vives dans le roman, semblent ici relativement anodines. Mais surtout, le combat au Département des Mystères est, là encore, très sage, et on se rend à peine compte de la gravité de ce qui s’y passe, les enfants sont à peine blessés, on est loin du carnage du livre… C’est l’échec le plus regrettable de cette adaptation, car c’est évidemment un moment crucial, qui devient d’un ennui mortel.

Du côté du casting, rien de spécial à noter, si ce n’est que Imelda Staunton (vue dans Vera Drake) est vraiment parfaite dans le rôle de Ombrage, propre, rose, souriante, cruelle, injuste, détestable. Dommage que le personnage ne soit pas mieux exploité dans le scénario. De la même manière, la petite Evanna Lynch est l’idéale Luna Lovegood, elle en a la douceur, la folie, la simplicité, la tranquillité. En revanche, je suis plutôt perplexe quant au choix de Helena Bonham Carter, que pourtant j’adore, dans le rôle de Bellatrix Lestrange. Elle y met une hystérie superflue et ridicule là où la froideur la plus extrême serait bien plus impressionnante. A voir dans les épisodes suivants…

Lire aussi :

Sur les livres :

Sur les films :

My Blueberry Nights (Wong Kar-Wai)

Mardi 26 février 2008

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Moi, c’est très simple, dès l’apparition de Jude Law avec Cat Power dans le fond, je suis cueillie, je suis dedans, à fond,
émotionnellement, ça ne tient à rien, c’est juste un assemblement de choses qui touchent juste, là. Et qui feront que, de temps à autre, un regard, inexpliquablement, me fera monter des larmes, un peu.

L’ensemble du film est à cette image. Le scénario est touchant, chaque partie étant plus émouvante que la précédente, mais, je dirais, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans la magie sensorielle qui est créée par tout, l’image, la musique, les couleurs, le montage, les acteurs. Tout est utilisé, tout se rejoint, et, tout doucement, s’assemble pour créer quelque chose d’unique, une « ambiance » bien particulière, mais le mot « ambiance » est trop faible.

La caméra se nourrit de tout ce qu’elle voit avec un amour et une gourmandise contagieux. Jude Law, Norah Jones, David Strathairn, Rachel Weisz… je donne la palme à Natalie Portman, avec ce look improbable qui lui donne l’air d’une adulte un peu passée, et avec cette émotivité qui surgit parfois et qui nous montre ce visage de petite fille, celui
qu’on connaît bien parce que la petite Matilda est toujours là quelque part. Elle a aussi, il faut dire, le personnage que je préfère, et qui a le plus d’interactions avec celui de Norah Jones… (leur relation, ainsi que sa conclusion, sont magnifiques)

S’il faut parler objectivement, en terme de qualité, In The Mood For Love est probablement au-dessus de ça ; le rapport n’est pas non plus le même parce que l’Amérique est un endroit qu’on voit sans cesse au cinéma, on a l’habitude… alors je ne sais pas, peut-être que pour certains ça paraît trop trivial, trop proche, trop « pub ».

Mais My Blueberry Nights m’a procuré quelque chose, quelque chose que je recherche quand je vais au cinéma et que je n’obtiens que très rarement : sortir de la salle et voir le monde différemment. Voir les flaques différemment, sentir le froid différemment, entendre les sons de la ville différemment.

La femme de ses rêves (Peter & Bobby Farrelly)

Lundi 25 février 2008

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Comédie avec Ben Stiller.

On pourrait presque se contenter de ces quelques mots tellement c’est devenu une sorte de franchise…

Pas le plus féroce ni le plus touchant des films des frères Farrelly, j’avoue avoir un peu oublié le film, depuis tout ce temps.
A part quelques gags réussis, quelques détails d’un mauvais goût toujours réjouissant, je retiendrai surtout l’interprète de la femme en question, Malin Akerman, qui endosse avec toute la meilleure volonté du monde le rôle le plus ingrat qui soit. Son talent comique est absolument incroyable et honnêtement, face à la certes jolie mais bien fadasse Michelle Monaghan, moi je sais quel est mon choix !

La nuit nous appartient (James Gray)

Lundi 25 février 2008

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Deux frères.

L’un a réussi, en se coupant de sa famille, à se créer une vie idéale dans le monde de la nuit, à la tête de sa propre boîte, avec pour compagnie la plus jolie femme.
L’autre a pris la relève de son père, il est flic comme lui.

Le film va raconter le passage du premier fils dans le monde 100% masculin de son père et de son frère, son engagement progressif et irrévocable, son sacrifice de tout ce qui le rattachait au monde féminin qui était le sien.

Un bon paquet de scènes inoubliables : une poursuite en voiture, une infiltration qui tourne mal, une poursuite à pied dans un champ en plein brouillard.

Across The Universe (Julie Taymor)

Lundi 25 février 2008

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Comédie musicale et hommage aux Beatles (puisque non seulement la bande-son ne se compose que de reprises du groupe, mais aussi de nombreuses articulations du scénario se servent du contenu de leur discographie), ce film de Julie Taymor est assez extrémiste dans sa réalisation. Délires visuels interminables et sans rapport avec le reste, personnages qui s’appellent Jude, Lucy, Prudence, Sadie… Alors évidemment, on accroche ou pas. Le côté tiré par les cheveux peut ne pas fonctionner. Et si on hait les Beatles (si jamais ça existe), c’est perdu d’avance.

Personnellement, j’accroche à presque 100%. Je mets un bémol pour les voix des deux acteurs principaux et quelques « mauvaises » reprises, mais tout le reste, après un petit moment d’acclimatation, me ravit, dès que commence cette incroyable séquence sur un torturé I Wanna Hold Your Hand… De là part ce délice de voir des chansons que j’adore tordues, malmenées parfois, toujours transformées en quelque chose d’autre et de beau. Tout simplement.

Plus qu’une recherche musicale, c’est tous les arts que convoquent Julie Taymor. Arts graphiques, chorégraphies qui ne se contentent pas d’être illustratives, tout se mélange et s’orchestre pour créer ce film plutôt désarçonnant. Et même si parfois on frôle un peu l’enchaînement de clips, on a au final l’impression d’être devant une véritable œuvre d’art. Ce qui vous l’avouerez n’arrive pas si souvent.

La légende de Beowulf (Robert Zemeckis)

Lundi 19 novembre 2007

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(film vu dans la salle IMAX à Londres, plus proche endroit pour voir le film tel qu’il a été concu, c’est à dire avec la technologie 3D, et en VO bien sûr)

Beowulf c’est une belle histoire, un beau scénario, avant tout. C’est une histoire de héros, et c’est, comme tout récit épique ou mythologique, chargé d’un message universel et intemporel.

Un « héros » à la base, c’est un demi-dieu, c’est à dire le fils d’un dieu ou d’une déesse. Ici, Beowulf s’impose d’emblée comme fils de personne, ou presque. Son héroïsme, il ne veut le devoir qu’à lui. Ancêtre du self-made man, il revendique les actions les plus courageuses, les plus spectaculaires, allant jusqu’à l’exagération, se montrant sans faille, sans possibilité d’échouer. Mais on est tous fils de quelqu’un, le fils d’un père, le fils de quelqu’un qui a failli.

Ces « sins of the fathers » résonnent encore dans ma tête et sont la colonne vertébrale thématique du film ; ils transcendent les personnages, du plus pathétique (magnifique Grendel) au plus ambigu (Beowulf, donc). A côté de cela, la femme est soit une tentatrice maléfique qui choisit ses proies pour procréer, soit une inaccessible beauté que l’on ose pas toucher et qui restera majestueuse mais inféconde. (Soit une pouffiasse au visage loupé, mais passons).

Voilà. L’essentiel est là.

Evidemment Beowulf c’est aussi des scènes d’actions formidables, depuis les monstres marins jusqu’au dragon, c’est large, généreux, le sang coule, les entrailles dégoulinent, et j’aime ça.

Les effets de la 3D rendent époustouflants des tas de petits détails, des petits galets sur une plage, les pores d’une peau, le vertige d’une envolée vers l’arrière, à travers des branches, à travers le froid, jusqu’à un endroit où l’on ne veut pas aller mais où on ira quand même. La 3D plonge le spectateur dans l’action à un point où il ne peut pas reculer, ni esquiver. C’est presque trop fort, trop présent. (C’est d’ailleurs probablement un peu ce que devaient ressentir les gens au début du 20ème siècle quand ils voyaient un film… Un train qui leur fonçait dessus quoi !)

Là où Le Pôle Express n’était qu’une succession de scènes-divertissements sans aucun intérêt, Beowulf gagne en profondeur puisqu’il possède un fond qui fait que oui, ça fait un peu peur, mais oui, on va se laisser porter jusqu’au bout. Et à côté de ça, le film assume tout à fait son statut de divertissement, AUSSI.

Evidemment, pour la fan de Robin Wright Penn que je suis, il y a une frustration immense du côté de ce personnage, pas forcément très réussi techniquement, et je préfèrerais mille fois la voir elle, en chair et en os. Et puis, de temps à autre, je me suis dit que certaines scènes « simples », c’est à dire de dialogues, par exemple, seraient encore plus puissantes avec de la vraie chair, des vrais regards (même si j’ai été époustouflée par le travail fait là-dessus
justement – c’est paradoxal), parce que c’est aussi ça qui est beau dans un film : voir de minuscules détails sur le visage d’un acteur, une faille, un mini-truc. Ici il faut clairement oublier ça et s’accrocher à autre chose.
Je mets en revanche à part le dernier plan, sublime, qui est incroyable dans ce qu’il fait passer à travers ces deux paires d’yeux. Des yeux « numériques », oui, mais pourtant très « vrais ».
Wiglaf est d’ailleurs un très beau personnage, et j’adore cette fin parce qu’elle est ouverte et qu’on y met ce qu’on veut, ou tout à la fois : le doute en l’homme, et/ou la confiance…

Que dire de plus ?

Que je n’ai pas été bouleversée. Transportée, parfois. Emue souvent. Emerveillée aussi. Et ça c’est bien, l’émerveillement.

Ah oui et aussi, Beowulf a un corps de fou, des abdos de dingue.
(Angelina c’est intéressant aussi mais on reste un peu sur sa faim : c’est là qu’on se rend compte de la puissance du téton en fait, hm. En tout cas son physique est terriblement bien utilisé, elle est mieux là qu’ »en vrai »…)

Mais la revision (en 2D donc) s’impose, et je suis curieuse de voir ce qui restera.

Pour l’instant je reste donc à ma note à la sortie de la salle, tout en sachant qu’elle pourra évoluer, dans un sens ou dans l’autre.

Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)

Dimanche 18 novembre 2007

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Trop d’attente probablement, pour moi qui avais adoré A History of Violence et qui suis fan Viggo Mortensen et Naomi Watts.

Ici, c’est l’ennui qui prédomine, la faute à un scénario un peu faible, qui manque à son devoir d’ancrage émotionnel.

L’interprétation de Viggo Mortensen est, comme on a pu le lire partout, en effet incroyable, surtout dans cette scène frappante au hammam, mais aussi dans des petits détails, des têtes baissés, des yeux levés, des mains posées. Naomi Watts fait son maximum dans un rôle qui n’a pas l’envergure de ce qu’elle pourrait offrir. Restent ses chouettes fringues de moto et son visage toujours aussi lumineux.

L’ensemble n’est pas raté mais semble assez froid, platement exécuté, manquant un peu de chair. Les moments les plus réussis étant ceux où les corps agissent, agissent d’eux-mêmes.